Le Héron cendré :

Le Héron cendré se caractérise par un long cou, un long bec pointu et de longues pattes. Il possède une excellente vue panoramique latérale et une très bonne vision binoculaire frontale. Son ouïe, également très développée, le fait réagir au moindre bruit suspect. Il atteint en général 95 cm de hauteur et une envergure de 1,85 m pour une masse de 1,5 à 2 kg.

Les hérons cendrés se reproduisent de février à juillet. Ils nichent généralement en colonies, appelées héronnières, au sommet des arbres, en forêt, dans certaines zones humides ou aux bords de lacs et de rivières. Il est très présent en Limousin.

 


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Suivi des colonies d'Ardéidés en Limousin

Ce suivi a été relancé en 2018 par Philippe Hubert (bénévole) pour cette première année elle a rencontré un succès encourageant.

 

Suivi 2019 :

 

P1000975Voici un résumé sur les colonies d’ardéidés en 2019, suivi de tableaux reprenant quelques données liées à la reproduction depuis 2018 (année de reprise du suivi de ces colonies).
Parmi les espèces nicheuses, la plus commune est de loin le Héron cendré. La progression sensible du nombre de nids occupés en 2019 par rapport à 2018 (surtout en Haute-Vienne) est principalement liée à un effort de prospection plus important, qu’à une augmentation réelle des effectifs.

Comme en 2018, la héronnière de l'étang de la Pouge à Saint-Auvent en Haute-Vienne, suivie par Xavier Million, reste en 2019 la plus importante connue en Limousin avec 71 nids occupés (62 en 2018).

Mis à part quelques cas de nidification ponctuelle en Limousin, les autres colonies d’ardéidés (Héron pourpré, Aigrette garzette, Héron garde-bœufs et Bihoreau gris) sont présentes depuis de nombreuses années maintenant sur le site de la réserve naturelle de l’étang de Landes à Lussat (23). Hors en 2019, suite à la sécheresse printanière exceptionnelle, le niveau d’eau de la réserve a été tellement bas que les colonies se sont délocalisées sur l’étang de la Bastide situé également sur la commune de Lussat, à moins d’un kilomètre (à vol d’oiseau) de l’étang de Landes. Ce déplacement forcé a eu lieu en pleine période de reproduction et a surtout impacté la colonie de hérons cendrés. Des jeunes de cette espèce étaient nés avant l'abandon de la colonie, mais il n'y a aucune observation confirmant l'élevage à terme d'au moins un jeune. Il est donc probable qu’en 2019 aucune espèce d’ardéidé ne se soit reproduite sur la réserve. Par contre cette délocalisation a nettement profité au Bihoreau gris et dans une moindre mesure au Héron garde-bœufs. Difficile de dire qu’elle en est , ou quelles en sont les raisons (conditions d’observations plus faciles, site plus favorable pour ces espèces etc.). Il sera intéressant de voir en 2020 sur quel étang toutes ces espèces vont nicher, en espérant ne pas avoir les mêmes conditions météorologiques qu’en 2019 ! Peut-être qu’en 2020 il y aura une nouvelle espèce nicheuse. On pourrait espérer le retour du Blongios nain ou du Butor étoilé, ou une première pour la Grande Aigrette ou le Crabier chevelu. Ces 4 espèces nichant en Brenne dans le département voisin de l’Indre. 

 

Tableau Hérons 2019

 

Il reste des colonies qui ne sont pas suivies, ou pas régulièrement. Si vous êtes intéressé par cette enquête n’hésitez pas à m’envoyer un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , je vous indiquerais qu’elle est la colonie la plus proche de chez vous ainsi que le protocole de suivi et comment saisir vos observations sur le site internet  Faune-Limousin

Philippe Hubert 07/02/2020